L’immigration clandestine est un phénomène récurent dans toute l’Afrique en général, dont les ravages au Sénégal sont particulièrement catastrophiques. Des morts par centaines, des disparus et des traumatisés : le bilan est lourd et les dégâts énormes. Plusieurs chercheurs avancent des hypothèses de sortie de crise, formulent des théories sur les causes explicatives d’un tel fléau. Quoi qu’il en soit, le Sénégal perd, continue de perdre et risque de perdre encore plus si rien n’est fait. Situer les responsabilités, étudier les propositions de perspectives et mettre en œuvre de véritables politiques d’immigration pour stabiliser sa jeunesse et la maintenir sur place, en lui offrant ce à quoi elle aspire à l’extérieur : telle est la tâche à laquelle doit s’atteler le gouvernement sénégalais bien qu’il est plus que nécessaire de faire comprendre aux jeunes les exigences d’un monde en permanent changement et dont les conséquences y relatives contraignent tous les peuples à revoir leur mode vie.
I- De l’impérativité de prendre conscience de l’évolution du monde.
L’Europe, un « el dorado » : une formule révolue !
C’est devenu plus qu’un mythe traduit par la formule dont la teneur suit 《 arrêtez de faire croire aux africains que l’Europe c’est le paradis》. C’est par là un signal est non des moindres, car s’agissant d’un appel à la jeunesse sénégalaise fortement marquées les idées reçues de l’immigration du fait notamment de sa forte et participative diaspora; mais aussi d’un autre à la prise de conscience de la mutation de la société européenne devenue plus vulnérable et protectionniste. En effet l’Europe n’est plus 《abondante 》 comme il y’a 4 à 5 décennies de cela. Depuis la crise économique de 2008, l’Espagne, la France et l’Italie, pour ne citer que ceux-là car principales destinations des Sénégalais candidats à l’immigration clandestine, ont été fortement mis à genoux économiquement. Ces chutes économiques n’ont pas épargné les autres secteurs y dépendant. Cette situation a poussé les Etats Européens à repenser leurs politiques étrangères et d’immigration pour durcir les conditions de séjour des résidents et rendre encore plus fermes et difficiles d’accès leurs frontières. Des mouvements radicaux et racistes de gauche tels que 《defend the europ》 , 《génération identitaire》 pour ne citer que ceux-là ont eu l’audace d’affrimer haut et fort que 《l’europe ne veut plus des africains》 comme pour dire que les problèmes de la population européenne suffissent largement à leurs Etats. Ce protectionnisme est aujourd’hui un fondement du racisme exacerbé en Europe mais qui est pourtant passé sous silence. Ils annihilent tout projet faire sociétéavec les migrants et réclament une Europe aux européens. Ainsi 《touki bitime réwmi》 n’est plus synonyme de 《tékki》. La donne est devenue autre et la suivre dans son évolution un impératif.
Les promesses d’un meilleur avenir de l’Afrique avec ses ressources naturelles.
Les jeunes Africains commettent malheureusement, et c’est avec le cœur serré et meurtri que je trompe ma plume pour le confesser, l’erreur de quitter leurs terres pour aller à la quête de ce que mère nature nous a généreusement offert. Les terres africaines sont extrêmement riches en ressources naturelles : principalement minières et gazières. Le Sénégal est aujourd’hui l’un des plus grands producteurs d’or sauf que la gestion est vicieuse,regrettable et déplorable du fait de la spoliation gouvernementale qui pousse la jeunesse à perdre tout espoir d’en bénéficier à juste titre les ressources humaine sont disponibles en qualité et en quantité mais la néocolonisation subit et consentie par nos dirigeants nous assassine, elle nous suce à mort .
Cependant, ce n’est pas une raison pour abandonner, fuire et s’en aller car ces ressources appartiennent au Sénégal et sa jeunesse en est et demeure l’unique et légitime héritier. Cette richesse naturelle est source de motivation, elle est plus qu’une raison pour rester au pays, lutter et se libérer car 《seule la lutte libère 》nous dit un célèbre adage. Il faut alors prendre en compte de telles reconfigurations.
De telles richesses offrent un avenir à la jeunesse Africaine dans son ensemble et à celle sénégalaise particulièrement. Il fait alors que les jeunes s’adonnent à l’entreprise chez-soi et commencent produire au niveau local. La Chine est maître dans ce domaine. Ce peuple a su rester sur place, entreprendre, travailler sur et honnêtement à la manière allemande, pour rattraper les années de retard de la Chine du fait des deux guerres mondiaux.
II- De l’insuffisance des raisons avancées pour justifier l’immigration clandestine de la jeunesse Africaine en générale.
La précarité, une crise commune aux Etats.
La précarité est naturelle et universelle chez les hommes. Les difficultés de subsistance ont constitué un stimulus aux efforts humains. La précarité pousse les hommes à encore travailler car sûrs de ne pas pouvoir survivre sans travailler. Alors doit-on fuir le Sénégal parceque la vie y est précaire ? Sans appel c’est non. Les difficiles conditions de vie de la population sénégalaise ne suffit à justifier sa 《fuite》. Il faut alors savoir où faire savoir à la jeunesse de notre pays que tous les pays du monde sont confrontés à cette précarité. Certaine couches de la population occidentale sont d’ailleurs plus vulnérables que les nôtres. Il y’a de la précarité partout. À chaque pays ses riches, ses pauvres et ses bidonvilles. Cet ordre de la société, à savoir le faussé entre les differents modes de vie et richesses des uns et des autres difèrent, selon qu’on des d’ici ou d’ailleurs: ça ne change pas. Les exemples de la Somalie, du Liban, de l’Italie, de la Guinée et même de la Grèce illustrent bien cette situation. Les efforts des institutions consacrées à la lutte contre la famine comme le Pam ( Programme Alimentaire Mondial); de l’UNICEF pour la protection et le secours aux enfants encore plus vulnérables et la promotion de leur éducation; les actions en aides humanitaires de la croix rouge entre autres vont dans ce sens. Leurs interventions dans les quatre coins de la planète signifient que les pays souffrent d’un même problème : la précarité. L’Allemagne tout comme la Chine, la corée du Nord et le Rwanda ont montré que malgré les ravages causés par les guerres, bombardements, dictatures et génocides, une jeunesse responsable, décomplexée et travailleuse peut s’en sortir. Dévastés par les guerres, ces peuples ont travaillé chez eux et leurs pays occupent aujourd’hui des rangs enviables dans les classements mondiaux.
L’incompétence politique, une faille commune à tous les Etats.
Aucun Etat n’assure aujourd’hui pleinement la subsistance à sa population. Les politiques qu’ils développent ont d’autres desseins que ceux qui sont avancés. Prisonniers des institutions internationales de finances, les gouvernements n’ont pas de mots. Ils suivent à la lettre les institutions de ces dernières sans objections. Les taux d’intérêt qui leurs sont imposés sont mortels et asphyxient toute politique publique au vrai sens du terme. Les indications du Fmi, de la banque mondiale ainsi que les groupes consultatifs comme celui de Paris, le G8, le G20,… ne sont ni adaptées aux besoins des populations des pays demandeurs d’aides et d’emprunts; ni même aux termes de référence des demandes de prêt. C’est là alors une manière de dire que l’Etat sénégalais est comme tous les autres Etats.
●Perspectives pour une nouvelle donne : promouvoir l’éducation et l’enseignement; et développer des antichambres.
Il faut organiser les secteurs formels comme informels de sorte qu’ils soient plus accessibles aux jeunes et plus fructueux et prometteurs. Le Sénégal a de réels potentiels en ressources naturelles et humaines aptes à relever ce défi. Il faut réactiver les antichambres que sont l’élevage et l’agriculture et la pêche qui sont les meilleurs porteurs de l’économie sénégalaise. Les terres et eaux sénégalaises sont généreuses, alors il faut investir dans les équipements et matériels de dernière génération mais aussi industrialiser ces secteurs par la construction de quais de pêche et d’usines de transformation. Il faut par ailleurs promouvoir la formation professionnelle et réformer les systèmes scolaires et universitaires pour une meilleure employabilité des diplômés sénégalais. Cela doit passer par un changement profond des programmes enseignements dans nos écoles et universités en les réactulisant et en y intégrant davantage l’Afrique et le Sénégal mais aussi définir par ordre de priorité les matières et spécialités adaptées à notre époque : relations internationales, numériques, physique et chimie, médecine,… Telles sont des perspectives pour sortir la jeunesse sénégalaise de cette situation.
Vous avez répondu à ce commentaire.
J’aimeJ’aime
Oui effectivement Elhadji, il est important de comprendre de certains enjeux du monde actuel. Car la jeunesse est le socle de la nation.
J’aimeJ’aime
Merci Saliou Ndao, mon frère.
J’aimeJ’aime
Kel inspiration très intéressant Maître bon vent <>
J’aimeJ’aime
Merci beaucoup à vous Mame
J’aimeJ’aime
Exactement
J’aimeJ’aime
T’as vraiment été pertinent dans tes écrits mashallah
J’aimeJ’aime
Merci beaucoup vraiment.
J’aimeJ’aime