La maladie à coronavirus a vraiment ébranlé le monde. Elle a fait des ravages extrêmement violents voire hécatombiques. Entre pertes en vies humaines; immenses mobilisations de moyens financiers; fortes implications de ressources humaines toutes catégories confondues, j’en passe, la pandémie communément appelée coronavirus et dont l’OMS (organisation mondiale de la santé) a préféré la dénomination de la » covid-19 (Coronavirus disease 2019) » a dévoilé à la face du monde entier la vulnérabilité de nos moyens de défense sanitaires.
La vulnérabilité des systèmes sanitaires qui inspiraient autrefois confiance.
D’abord avec le nombre exorbitant de contaminations, hospitalisations et morts enregistrés dans le monde, c’est les systèmes de santé qui en ont perdu en réputation. C’est effet les pays aux plateformes sanitaires très avancées et sophistiquées qui éprouvent plus ce sentiment de déception. Faut-il continuer à croire à l’inébranlabilité de leurs systèmes ? La réponse la plus adéquate, semble-t-il, est certainement non. En ce jour, 103 373 840 cas de contaminations ont été détectés dans le monde contre 2 237 750 décès et 57 289 730 guérisons. Ces chiffres ne sont que les statistiques journalières du mercredi 3 février 2021 autant dire que la situation sanitaire mondiale est alarmante. Les millions de morts enregistrés aux USA, en Europe et en Chine ne peuvent qu’inquiter les pays aux systèmes sanitaires peu développés. L’argument des conditions climatiques et géographiques n’est ni rassurant ni factuel pour ne pas tomber dans la peur, l’inquiétude et la confusion. La peur de tout et de tout le monde; l’inquiétude de sa survie et de son dépérissement et fin, la confusion du vrai et du faux dans un monde aux propositions politiques de sorties de crise, de vaccins et de plans de relance économique aussi multiples que contradictoires. Les polémiques sur les premiers résultats des travaux scientifiques des différents laboratoires pharmaceutiques en vue de trouver un vaccin efficace contre cette pandémie, sont tous aussi troublants que les résultats issues de leurs premiers essais cliniques. Que ce soit le Pfizer-bioNtech américano-allemand, le moderna euro-américain, l’Astrazeneca européen , l’artémésia malgache ou encore le sinovac chinois,… aucun n’a réussi à mettre le monde d’accord. Les enjeux géopolitiques qui en sont les soubassements sont énormes et demandent à mener beaucoup de calculs politiques ce qui encore une fois montre la mainmise de la politique sur l’urgence de sauvetage des populations.
Le doute sur l’efficacité de notre système d’enseignement.
Par ailleurs, la pandémie au niveau sénégalais, a montré une facette de l’enseignement et de l’apprentissage dans les différents niveaux des écoles. Le taux exceptionnel de réussite aux différents examens primaire, secondaire et moyen au Sénégal ont bien illustré cela. Les résultats sont satisfaisants. Sur ce point, beaucoup de ceux qui s’étaient prononcées sur la question ont établi des raisonnements simplistes et superficiels dans la mesure où, le parti de la profondeur nous permet de constater que contrairement aux thèses de tricheries et de complicité du corps enseignant qui sont avancées; il ya au fond un véritable appel voire une nécessaire réforme du système éducatif sénégalais. Réforme qui consistera à mettre dorénavant l’accent sur l’enseignement informatisé et digitalisé. C’est un combat que le très éminent Professeur Mary Teuw Niane et d’autres collaborateurs mènent depuis de lustres. Leurs vœux seraient alors à apprécier à un double niveau : en premier lieu, il s’agit d’adapter nos programmes scolaires à nos réalités sociales, notre vécu et notre besoin du marché et en second lieu, de réactualiser nos méthodes d’enseignement aux évolutions scientifiques innovantes du monde actuel, chose qui fera office d’employabilité de nos diplômés et autres ressources humaines formées par nos différentes structures de formation.
Accentuation de la rupture de confiance sur la scène politique.
Au plan politique la covid-19 n’a pas vraiment arrangé les choses. Les acteurs ne se croient plus d’autant plus qu’ils ne l’ont jamais vraiment fait. Le Sénégal a pourtant bien entamé sa lutte contre le « virus chinois ». Les débuts de la lutte ont vu le peuple sénégalais se constituer en un bloc solide autour de son Président de la république. Cette unité populaire nationale ne fera cependant pas long feu. Le manque de transparence dans la gestion des fonds de lutte mobilisés à cet effet dénommés « force fonds covid » a été une pomme de discorde en plus de la politisation de la constitution de son comité de suivi. Ce comité qui a été en réalité disloqué par un désaccord sur la rémunération de ses membres à titre de per-diem. L’ingratitude, l’individualisme et l’opportunisme du Sénégalais ont encore une fois conduit en échec un vaste et important processus à la fois démocratique puisque regroupant tous les acteurs de la classe politique; mais aussi patriotiques au sens où ça regroupait aussi toutes les classes sociales. Ainsi l’urgence politique prime sur l’urgence sanitaire, lesquelles forment un triangle vicieux avec l’urgence économique. Cela a eu d’énormes conséquences socio-politiques car les mesures ou actes de gouvernement ont suscité de fortes et troublantes réactions populaires ayant conduit à des émeutes, manifestations saccageantes et même quelques pertes de en vie humaines. Si au sens de Julien Frœud la politique n’a affaire avec le mal que pour le canaliser et en limiter conséquences, il faut objecter que la politique sénégalaise fait exception. Elle a affaire au mal pour d’avantage agraver la misère du peuple, ne serait-ce que par la gestion scandaleuse de l’aide alimentaire initiée par le gouvernement à cet effet. Les suspicions sur l’utilisation du fond colossal de 1 000 milliards de fcfa (fond force covid) ainsi que les allégations de distribution politique et arbitraire de l’aide alimentaire ne sont toujours pas vidées de leurs zones d’ombres.
L’ équation majeure : religion et mesures barrières.
La pandémie à coronavirus a failli plonger le monde musulman dans un chaos total. Elle l’a presque divisé. Les uns, favorables à la fermeture des mosquées signe de respect des mesures barrières édictées par les autorités sanitaires; et les autres choqués par cette fermeture de ces lieux sacrés trouvent hérétique cette décision. Qui aurait tort et qui aurait raison ? Moi je l’ignore mais Dieu est le plus savant. Il en reste alors que ça devient une question de responsabilité personnelle à incidences collectives. Il en est de même pour le monde chrétien. Là, le Pape François, chef du Vatican et guide des catholiques, a appelé à la prise de responsabilité considérant d’ailleurs le refus de se faire vacciner comme du négationnisme suicidaire. Au Sénégal, les avis sont tous aussi différents que controversés. Les familles religieuses dites « tarikha » ont pris diverses positions selon celles de leurs guides appelés « khalifes généraux« . Les uns ont jugé impératif d’organiser leur cérémonie mémorielle annuelle pour vaincre le virus au moment où les autres jugent prudent et judicieux d’annuler ces cérémonies ainsi que tout autre rassemblement à caractère religieux. Ces décisions obéissent-elles à des calculs politiques d’autant plus qu’au Sénégal les relations entre les politiques et les religieux sont d’apparence incestueuses ? Là encore j’ignore et sur ce, je prends congé de vous chers lecteurs.
Bonne lecture !!!
Je remercie dabord le président de la république puis le ministre de la santé et enfin les médecins et aussi les gens qui respectent le port obligatoire des masques
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Bien dit @Lamine Dramé. Mais seulement cela n’est pas le sujet ici. Mes articles n’obéissent à aucune raison politique. C’est des idées que j’expose en route objectivité
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Ah d’accord
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Bien dit @Lamine Dramé. Mais seulement cela n’est pas le sujet ici. Mes articles n’obéissent à aucune raison politique. C’est des idées que j’expose en route objectivité.
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Bien rédiger Frr bonne continuation
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Merci mon frère et confrère le grand juriste.
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Un article encore une fois, assez intéressant. J’ai été plus fasciné par l’analyse que tu as fait de l’équation posée dans la dernière partie .Bonne continuation !
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Mon très cher ami Khaly encore une fois je vois ta complaisance et ta courtoisie à mon égard. Merci pour ça. C’est par ailleurs un plaisir de soumettre mes miettes réflexions au crible de vos brillantissimes cerveaux.
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Analyses pertinentes avec ses preuves.Bonne continuation
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Merci mon frère @Lamine.
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Bonne continuation bro… c’est intéressant.
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Merci mon homonyme @OmarBa.
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